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lundi 6 octobre 2008

Marchés Boursiers Partie III

Voilà... le «PLAN» est adopté et mis en oeuvre. Les marchés plantent d'aplomb et surtout au Canada. Le TSX perd 10.8% de sa valeur à l'ouverture ce matin, lundi le 6 octobre 2008. Tout près de la grande dégringolade de 11.3% du 19 octobre 1987.

Le TSX (Toronto Stock Exchange) contient beaucoup de compagnies de ressources. Le Canada est bourré de matières premières qui sont exportées aux É-U, en Chine, dans les pays émergents, etc. Lorsqu'on annonce une récession, le développement économique ralentit et ce ralentissement engendre une réduction de la demande en matières premières. Moins de demandes, plus d'offres, le prix diminue, etc. Les investisseurs ont eu la trouille du plan de 700-milliards parce que même s'il a été adopté, le temps de «graissage» de la machine économique est long, parfois quelques trimestres et ce n'est pas tout de suite qu'ils verront les résultats. C'est pourquoi que l'on remarque l'irrationalité des investisseurs. Tous vendent, les marchés sont en pertes.

Ce qui m'amène à discuter des investisseurs, des profils d'investisseurs et des options d'investissement.

Voici le graphique du TSX:

Le premier point qui saute aux yeux est que sur une longue période de temps, il est peu probable de perdre. Si on regarde la croissance A (qui a été fait à l'oeil et non calculé), on peut remarquer qu'au moment où B a été enclenché, nous nous retrouvions dans une croissance qui nécessiterait une éventuelle correction. La deuxième chose est que si vous avez investi dans l'indice TSX ou des fonds rattachés au TSX (à peu près tous les fonds canadiens) en 2005 et en 2000, il est fort probable qu'aujourd'hui, votre rendement est de 0%.

À la bourse, les lois de Newton s'appliquent dans les deux sens, ce qui monte va redescendre, ce qui descend va monter. Donc en ce moment la meilleure tactique est d'acheter. Et même si ce ne semble pas être une chose évidente, il est clair que pour faire le rendement entre 2002 et juillet 2007, il fallait acheter en 2002 lorsque le marché était bas et que tout le monde craignait une crise économique. C'est le même principe en ce moment, pour réaliser un gain, il faut acheter maintenant pendant que les prix sont bas et capitaliser notre gain lorsque le marché sera en croissance. Pour ça il faut un grand horizon de placement, ceux qui approchent la retraite et qui veulent investir, faites-le avec discernement.

Pour ceux qui ont investi en 2000,2005,2006,2007 et 2008, ne rachetez pas vos fonds (je ne parle pas d'actions ici, mais de fonds de placements), car vous allez tout simplement concrétiser votre perte ce qui n'est habituellement pas une bonne approche d'investissement. Attendez, car le marché va reprendre, c'est inévitable.

Pour les nouveaux investisseurs, il y a deux méthodes: acheter des fonds d'obligations en attendant la reprise et lorsque la reprise semble être concrète, acheter des fonds d'actions puisque le prix est bas. Pour ceux qui sont près de la retraite et qui ont perdu avec cette crise, essayer d'attendre la reprise si possible, sinon, il faudra concrétiser votre perte et aller vers les obligations ou les CPG. Pour ceux qui ne sont pas près de la retraite, attendez la reprise pour modifier votre portefeuille.

mercredi 1 octobre 2008

La Bourse Partie II

Le "Plan"

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jeudi 18 septembre 2008

La bourse, Partie 1

Les dessous de la finance...

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jeudi 31 juillet 2008

Les fonds d'urgences

Une manchette dans le domaine financier ainsi que dans les bulletins d’informations canadiens et américains affichait que General Motors réduira sa masse salariale de 15 % d’ici la fin de l’année, ce qui voudrait dire une suppression de plus de 5000 emplois répartis dans leurs usines canadiennes et américaines.

Dans le secteur de l’industrie privé, les employés sont majoritairement vulnérables aux facteurs intrinsèques et extrinsèques de la compagnie pour laquelle ils travaillent. Après tout, s’il n’y a pas de consommateurs, il n’y a pas d’entreprises, pas d’entreprises, pas de services et de biens de consommation, etc. Pour GM, ceci pourrait venir de plusieurs facteurs, dont le prix du pétrole, mais il n’est sans doute pas le seul. Est-ce que les employés qui se trouveront sans emploi sont tous déjà préparés à cette éventualité? Malheureusement, avec l’expérience que je détiens, et simplement en discutant avec mon entourage, bien peu de gens possèdent un coussin suffisamment grand pour survivre trois mois consécutif. Durant ces trois mois, nous pouvons parfaire l’art de l’entrevue d’emploi ou prendre du temps pour réorienter notre carrière. C’est difficile d’accomplir de telles choses lorsque le stress financier se fait ressentir.

Comment peut-on économiser et bâtir notre nid sans nous ruiner? Voici quelques trucs qui vous aideront :

  • Faire un budget. Pour ceux qui ne savent pas comment faire un budget, vous n’avez qu’à me contacter, je vous expliquerai comment en faire un.
  • Une fois le budget fait, déterminez l’argent que vous devez épargner.
  • Limiter les dépenses inutiles.
  • Réduire votre endettement : tenez-vous loin des paiements en 12 versements, du financement facile. Économisez et achetez en un seul paiement ce que vous désirez. Utiliser les outils de financement seulement lorsque c’est une urgence.
  • Effectuer des prélèvements mensuels, ou selon vos paies qui iront directement dans un placement de marché monétaire. Ceci évitera l’accès facile aux économies tout en conservant une flexibilité en cas d’urgence.

Le marché monétaire est un marché qui n’est pas volatil, ce qui veut dire que les placements dans ce style de fonds n’augmenteront pas beaucoup, à peine quelques dollars et du même coup ils ne diminueront pas beaucoup en cas de fluctuations à la baisse, quelques dollars à peine. Sommes tout ceci représente le matelas sous lequel nous plaçons nos économies.

Bâtir un fonds d’urgence est quelque chose qui devrait être prioritaire pour tous les foyers, nous recommandons un coussin permettant de couvrir les frais de subsistance pendant au moins 3 mois. Il est difficile d’atteindre ce niveau d’économie, mais lorsque nous avons le premier mois, il s’agit de le mettre dans des dépôts à terme à court terme (6mois, un an) pour éviter de le dépenser. Répétez le processus pour les deux autres mois et par la suite, continuez vos économies pour investir dans des REER ou dans le CELI.

lundi 2 juin 2008

Changements

Désolé pour ceux et celles qui ont attendu pour lire un nouveau billet dans ce blogue, j'ai déménagé mes bureaux et nous venons tout juste de commencer à reprendre le dessus dans nos dossiers.

Le changement de bureau m'amène à vouloir discuter de changements dans l'économie canadienne. J'écoutais une émission de télé en fin de semaine sur les voitures et les gens parlaient de la différence de prix entre les véhicules vendus aux États-Unis et ceux vendus au Canada. L'animateur, qui connait les véhicules et toutes leurs caractéristiques, s’est risqué à dire que le dollar canadien va « rester fort pendant longtemps encore ».

C'est un peu ridicule de voir quelqu'un qui, d'après moi, n'a aucune connaissance économique, affirmer une telle sottise. Oui, le dollar canadien est fort depuis quelques mois, ça ne veut pas dire qu'il va dominer longtemps le dollar américain. Il faudra voir comment les élections se passeront, combien la crise hypothécaire affectera notre propre marché et combien le coût du pétrole influencera le pouvoir d'achat canadien.

L'économie c'est un peu plus complexe que de simples spéculations de gens qui ne connaissent rien dans le domaine et qui disent : » wow, maintenant que le dollar est fort, on devrait acheter tous nos biens de consommation aux États-Unis. » Nous assistons à une ère de changement et la Banque du Canada et la FED essaient de tenir le cap pour éviter une crise du crédit encore plus dévastatrice que celle du papier commercial.

Tout changement apporte une vague d'insécurité, d'adaptation et de déstabilisation. Pour les consommateurs, ceci demande un changement dans les habitudes de consommation. Le changement n'est pas nécessairement bon ou voulu. Si nous diminuons notre consommation, nous augmentons le risque de récession, la demande devient moins grande que l'offre, l'équilibre du marché devient fragile et pour réduire les pertes, les consommateurs devront payer le prix.

Il n'y a pas de solution miracle, mon avis serait de réduire la consommation de biens provenant de l'extérieur du pays, aidant la consommation locale et l'économie nationale. Naturellement, c'est un peu plus complexe que ça, mais avec le coût du pétrole qui augmente, les consommateurs devront déjà assumer des hausses dans les produits qui nécessitent l'utilisation des transports à base de pétrole (cet à-dire tous à moins que je ne me trompe). Le seul moyen d'économiser sera alors de prendre ceux dont le transport est le moins dispendieux, donc moins de kilométrage entre l'usine ou l'endroit de production et l'étalage.

jeudi 27 mars 2008

Conjoint de fait, marié, uni civilement.

Savez-vous qu'au Québec un conjoint de fait n'est pas reconnu selon le Code civil, mais l'est selon la Loi de l'impôt?

La différence est importante surtout si nous n'avons pas de testament. Elle est importante aussi au niveau du partage du patrimoine familial dont je ferai l'élaboration dans mon prochain billet.

La famille Tremblay est constituée de Jean et Marie qui sont conjoints de fait sans testament et qui sont les heureux parents de deux enfants : Charle (4 ans) et Julie (1 an). Advenant le décès de Jean, que se passe-t-il? Marie n'est pas le conjoint reconnu au niveau successoral ce sont donc les descendants qui hériteront à 100 %.

La maison a une valeur de 200 000 $, elle est au nom de Jean et de Marie. Les deux ont une assurance hypothécaire qui rembourse le solde en cas de décès. Lors du décès de Jean, Marie possèdera conjointement la maison avec les enfants. Pour détenir la maison à 100 % elle devra acheter la part des enfants, soit 100 000 $ : 50 000 $ iront à Charles et 50 000 $ iront à Julie. Pour les REER? Et bien à moins de les rouler au conjoint, les enfants auront l'argent.

C'est une situation bien simple qui peut causer des maux de tête inutiles pour bien des couples qui refusent de se marier ou de s'unir civilement. Le Code civil prévoit ceci pour ceux qui sont mariés et qui n'ont pas de testament : 1/3 au conjoint, 2/3 aux enfants. Et pour ceux qui n'ont pas d'enfants et qui ne sont pas mariés? J'espère que vous aimez votre belle-mère parce que c'est elle qui reçoit la part de la maison. Et si vous êtes marié, mais pas d'enfants? La conjointe reçoit 2/3 de la succession, les parents du défunt le 1/3. Encore une fois, un emménagement potentiel des beaux-parents...

La solution : le testament ou une assurance vie qui achète les parts de la succession...

mardi 25 mars 2008

Carburant de remplacement

Sur ce site, nous retrouvons les différentes informations concernant le carburant renouvelable et les ressources naturelles.

En quoi tout ça est en rapport avec la sécurité financière? La réponse est cachée. La vague de la haute performance aux dépens de l'environnement s'affaisse tranquillement alors que de plus en plus les gens recherchent à faire une différence pour n'importe quelle raison. Par exemple, quelqu'un qui veut réduire sa consommation d'essence vérifie de près le coût d'une voiture hybride ou d'une compacte, d'autres vont vers les sources alternatives d'essence : Éthanol, Biodiesel, etc. pour le côté écolo. Bon, l'éthanol n'est qu'à 10 % dilué dans l'essence à base de pétrole, mais il reste que le développement de l'essence alternative est encore viable et souhaitable. Tout ça pour dire que c'est souvent par soucis monétaires que les gens vont vers une option plus ou moins écologique. Nous deviendrons plus « sains et verts » que lorsque ça fera l'affaire financièrement. Personnellement, je ne suis pas d'accord avec ce processus, mais si les consommateurs doivent modifier leurs habitudes, mieux vaut changer les enjeux pour quelque chose de plus favorable dans leur finance.

On coupe dans la TPS pour enlever par la suite les crédits d'impôt reliés à l'achat de voitures hybrides ou écologiques... Pas besoin de décortiquer la pensée derrière la dernière phrase. On coupe dans l'environnement parce que c'est cher de faire le bon choix. Tandis qu'à l'achat les hybrides coûtent largement plus cher qu'une voiture de même calibre 100% polluante, ce n'est qu'en regardant la facture au bout de quelques années qu'on se rend compte de la différence du coût de l'essence, différence qu'on ne voit qu'en regardant le tableau général. Le consommateur ordinaire se fout d'économiser 10 $ d'essence par réservoir, il voit plus le 10 000 $ supplémentaire à l'achat. Et le crédit de quelques milliers de dollars réduisait au moins la facture salée.

Alors la sécurité financière dans tout ça? Heureusement, tout ne repose pas sur les chiffres de comptabilité, car si c'était le cas, l'environnement en prendrait tout un coup. Le développement durable dans le domaine de l'essence bio est un coût à assumer pour des années de négligence écologique. Entre-temps, les consommateurs tels que nous devons faire des choix financiers importants et surtout écologiques. Pourquoi prendre un Hummer pour aller dans un travail de bureau? Prendre une voiture de luxe en coûte le même prix, mais consomme moins. Même prix, moins de pollution. Prendre la voiture qui convient à nos déplacements en ville peut être une solution moins coûteuse qui permettrait, peut-être, de mettre en place un plan d'Épargne-Étude pour les enfants.

Chaque solution est un pas vers un environnement financièrement et écologiquement sain.

vendredi 14 mars 2008

Inventaire personnel

D'après-vous, si vous décédez dans les jours suivant, est-ce que vos proches ou votre exécuteur testamentaire saura où sont vos papiers et vos avoir?

Il n'est pas surprenant que des milliards de dollars dorment dans les réserves des compagnie d'assurance. Il y a beaucoup de gens qui décèdent sans avoir mis à jour leur inventaire personnel des documents importants. À tout âge il est important de le faire et de le garder à jour pour que le liquidateur ou l'exécuteur testamentaire sache exactement où sont physiquement les papiers d'assurance, le dernier testament à jour, qui sont les avocats, notaires, comptables ou conseiller en sécurité financière, etc. Avoir une liste des contrats d'assurance (#de contrat, compagnie, conseiller, etc), une liste des placements (#de contrat, compagnie ou banque, conseiller ou numéro de téléphone du service à la clientèle, etc), une liste des biens mobiliers et immobiliers (actions d'entreprise, immeubles à revenus, etc) et tout ce qui mérite d'être sû en cas de décès.

Voici un exemple de document qui pourrait aider votre succession en cas de décès ou d'inaptitude.

mercredi 20 février 2008

Les professionnels

Une entreprise ayant deux actionnaires est mise en vente suite à l'accord mutuel de ses dirigeants. Actionnaire « A » est celui responsable de la paperasse et l'actionnaire « B » est celui qui s'occupe des opérations.

L'actionnaire A fait affaire avec le comptable et s'occupe des états financiers pour la présenter lors des rencontres avec les multiples acheteurs potentiels tandis que B lui montre tout le côté technique de la chose. Quelqu'un externe à l'entreprise suggère à B qui le mentionne à A de faire affaire avec un fiscaliste pour la vente. Le comptable lui dit qu'il n’en a pas de besoin et qu'en plus il va payer des honoraires.

Cette situation est fréquente, mais surtout lorsque les actionnaires ne sont pas sur le même pied d'entente. La règle d'or : entourez-vous de professionnels qui vont faire leur travail. Un comptable, ce n'est pas un fiscaliste. Un comptable connait des notions de fiscalités, le fiscaliste connait les lois fiscales en entier.

S’il y a litige fiscal où l'on doit prouver à Revenu Canada que nos intentions étaient légales, c'est un avocat, un comptable et un fiscaliste que nous allons utiliser. Ce n'est pas seulement un comptable. Pourquoi? Parce que le comptable est excellent pour calculer les états financiers et connait quelques petits trucs pour éviter l'impôt, mais le fiscaliste, connais les rouages fiscaux. Dans un procès, c'est le fiscaliste qui va faire la différence entre payer une facture salée d'impôt ou payer des honoraires convenables.

Ceci dit, lorsqu'il y a transaction impliquant la vente, le rachat d'action ou l'achat d'action, préparation fiscal en cas de décès d'un actionnaire, c'est un fiscaliste qui sera le mieux placé pour préparer une stratégie d'économie fiscale, lorsqu'e nous avons besoin de nouvelles lunettes c'est un optométriste que nous allons rencontrer, etc.

Entourez-vous de gens qui connaissent leur profession.

mardi 29 janvier 2008

Vincent Lacroix

Douze ans moins un mois et une facture de 250 000 $. C'est une sentence qui fait chaud au coeur à entendre pour la condamnation d'un pourri qui a massacré la retraite de centaine d'investisseurs. Par contre, ce n'est pas assez à mon avis.

Où est l'argent qu'il a volé à ces gens? L'a-t-il placé à l'étranger en attendant qu'il sorte de prison pour pouvoir finalement se retirer en paix? Bien sûr, il n'aura qu'à attendre son pardon, que l'on va probablement lui accorder à la longue. Tout ça soulève plus de questions que de réponses dans ma tête. Il sera entretenu par l'État, donc avec l'argent des contribuables, pendant les douze années à venir, en plus d'avoir volé l'argent des investisseurs. Tout ça lui aura coûté 250 000 $ plus les frais juridiques. Bien qu'on sait qu'une prison n'est tout de même pas un hôtel cinq étoiles, pour quelques centaines de millions de dollars, n'iriez-vous pas vous faire incarcérer pour quelques années pour ensuite pouvoir éventuellement s'envoler à un endroit chaud où personne ne vous connaît?

Bien que le système juridique a accompli sa tâche, il me semble que le système est fait pour réintégrer les fautifs dans la société. Vincent Lacroix est un homme intelligent qui n'a pas besoin de réformes pour être réintégré dans la société. Il savait ce qu'il faisait, il savait qu'il volait les gens pour assurer son avenir. L'envoyer en prison est une vacance où il n'aura rien à débourser, où il ne devra pas expliquer au public ce qu'il a fait de l'argent, où il ne devra pas subir le travail jusqu'à mort s'en suive. Je ne parle pas de peine de mort, je parle de gens qui devront retourner sur le marché du travail et travailler jusqu'à leur dernier souffle parce que ça coûte quelque chose vivre et que le pourri de Vincent Lacroix leur a tout piquer.

J'espère que son copain de cellule sera un gros gars qui va lui demander : « Yé où l'argent de mon père?»

mercredi 23 janvier 2008

Une entreprise de service

Le domaine des services financiers est un domaine compétitif et important. Qui n'a pas son compte de banque, un prêt, des assurances ou des investissements? Chacun gagnerait à consulter un conseiller en sécurité financière et probablement que tout le monde a eu un conseiller un jour ou l'autre. Le conseiller a probablement suggéré des produits, a probablement vendu une assurance dans le but de protéger les intérêts du client.

Le problème dans mon domaine c'est que justement, c'est un domaine de vente. Je n'aime pas me l'avouer, je préfère me dire que je suis un conseiller et pas un vendeur, mais au fond, si je ne fais pas une vente, je meurs de faim. C'est une réalité que le monde financier partage. Par contre, ce n'est pas nécessairement mauvais de devoir vendre, tant que c'est pour les bonnes causes. Lorsque je travaillais pour une conseillère, j'ai rencontré des clients qui étaient très soulagés d'avoir eu une conseillère durant plusieurs années pour les guider vers le chemin de la retraite. Un REER, une protection vie et soins longue duré, tous des produits qui protègent le client et paient le conseiller. Tout le monde doit être capable de se nourrir, se vêtir, se loger grâce à un emploi et personne ne se doute avoir des biens ou des services complètement gratuits.

Cela dit, le problème n'est pas la vente, c'est la recherche de la vente et comment la formation des conseillers influence le style. Durant les premières années, tous les conseillers sont axés sur la prospection. Le dossier du client n'est même pas encore refroidi que nous devions aller chercher le prochain prospect ou futur client. Le gros problème est le manque de service par la suite. Et c'est sur ça que je mets l'emphase dans ma carrière. C'est bien de devoir rechercher des opportunités, mais en laissant les clients dormir dans le tiroir parce que le service est moins payant que la prospection, le conseiller-vendeur perd sa raison primaire de son existence : conseiller le client dans le but de le sécuriser, sécuriser sa famille et sécuriser ses actifs. Et le client en fin de compte, même s'il n'aime pas parler d'assurance, perd l'avantage d'avoir un conseiller, il perd aussi les bénéfices d'une planification à long terme.

Pour les conseillers qui s'adonnent à lire ce blogue, changer l'entreprise de vente en entreprise de service est une solution durable à long terme pour vous et pour vos clients. Pour les clients, présents ou futurs, vous avez la chance de choisir votre conseiller, nous sommes en abondances dans toutes les régions du pays. Choisissez pour la planification à long terme, pour un service bien rendu, et pour la plus value qu'une simple diminution des primes.

mardi 15 janvier 2008

La sécurité financière

La sécurité financière touche sept points importants. Les trois grands points sont à mon avis :

  1. la planification du vivant
  2. la planification de la retraite
  3. la planification du décès

La planification du vivant

Elle touche tous les évènements qui pourraient réduire notre qualité de vie :

  • Invalidité à court terme (blessure, maladie physique ou psychologique...)
  • Invalidité à long terme (blessure grave, inaptitude de travailler à long terme...etc)
  • Perte d'emploi
  • Diagnostic d'une maladie grave
  • Perte d'autonomie
  • Un être à charge ayant des besoins à long terme (un enfant ou un parent souffrant d'une maladie grave)

Tous ces évènements apportent une réduction des ressources financières qui nous permettent d'avoir un train de vie acceptable. Souvent, ce n'est pas seulement notre train de vie qui en souffre, mais celui de nos enfants, celui de notre conjoint (e), bref, notre entourage immédiat.

Il est donc important de s'assurer d'avoir des conseils nous permettant de pallier les problèmes financiers que ces évènements pourraient générer.

La planification de la retraite

Tout le monde connaît le mot « retraite », mais rares sont ceux qui s'y préparent adéquatement. L'important est de s'y prendre tôt et de vérifier nos avantages tous les ans. Ceci ne prend que quelques heures avec un conseiller en sécurité financière ou un planificateur financier. C'est une à deux heures par année que vous consacrerez à bâtir une étape de vie qui peut durer plus de 20 ans.

Les principaux problèmes de ceux qui n'ont pas planifié adéquatement leur retraite :

  • Peu d'économies
  • Un bon régime de retraite, mais ils ont contracté des dettes importantes (Voiture, hypothèque, prêt pour voyage...)
  • Peu d'efficacité fiscale dans leurs placements
  • Pas de budget
  • Aucune diminution du train de vie, donc trop de dépenses pour les revenus.

La planification du décès

Nous finissons tous par décéder. C'est habituellement au décès que nous payons le plus d'impôt. La majorité des gens prévoit un montant pour les funérailles et l'enterrement, mais rares sont ceux qui pensent à l'impact fiscal, à laisser un héritage ou à payer des dettes.

Il y a beaucoup de points à vérifier pour une planification successorale. Je les catégorise en deux volets : le minimum obligatoire et l'héritage. Le minimum obligatoire est ce qu'il faut pour ne plus laisser de trace financière dans la succession (plus de dettes, les dépenses funéraires payées, l'impôt payé, etc.), tandis que l'héritage est la valeur ajoutée de la part du défunt (Fonds d'étude pour les enfants ou petits-enfants, argent de surplus permettant de prendre congé du travail pour vivre son deuil, etc.).

Encore une fois, quelques heures de planification avec un conseiller en sécurité financière ou un planificateur financier et le tour est joué. Il faut mettre les informations à jour sur une base régulière et c'est tout.

La règle d'or de la sécurité financière est de simplement prendre le temps de le faire. Il est vrai que cette sécurité a un coût monétaire, mais la récompense en vaut le coût.

mercredi 9 janvier 2008

Contribution REER, quel est le meilleur temps?

Nous sommes dans la période des REER. On en parle dans les médias, les institutions financières ont leur propre campagne de vente et de sollicitation. Nous contribuons à nos REER à l'aveuglette parce que nous avons entendu que les REER nous faisaient économiser de l'impôt. Ceux qui ne peuvent pas se payer une somme empruntent pour pouvoir contribuer à leurs placements.

Une bonne stratégie d'épargne est celle qui ne brisera pas le budget familial et qui permettra de maximiser l'accumulation d'actif. Le meilleur temps serait donc en début d'année puisque nous avons toute une année de rendement par la suite. Mais en contrepartie, si nous devons figurer comment maximiser les rendements, il faut aussi penser au budget. La solution : les paiements mensuels.

Les avantages d'une stratégie étalée sur douze mois sont :

  1. pour ceux qui font un gros paiement en début d'année, celui-ci est moins élevé et s'intègre très bien dans le budget.
  2. pour ceux qui empruntent pour les REER, le paiement est moins élevé et au lieu de rembourser un créancier, vous épargnez.
  3. permet d'aider à se discipliner dans le but d'épargner pour la retraite.
  4. permet d'acheter à tous les prix, donc dans les baisses de marché, on achète plus d'unités, dans les hausses, on en achète moins, donc en fin de compte, nous réduisons le risque. Au lieu d'acheter une fois un gros montant d'unités à un prix fixe, nous achetons des unités plus souvent à des prix variables.

Les inconvénients sont :

  1. la première année, le remboursement d'impôt est moins important puisqu'il compte que les premières contributions mensuelles; or pour maximiser, il faut faire un mixte des deux stratégies.
  2. il faut tenir la discipline d'épargne durant toute une année. Pour certains, c'est plus difficile, mais après quelques mois, on s'habitue.

Peu importe quelle méthode vous utilisez, il est important de la vérifier avec un conseiller en sécurité financière. Surtout, il est important de faire une mise à jour de dossier annuelle pour savoir si tout est en règle et si les prélèvements doivent être modifiés pour profiter pleinement des déductions fiscales.

lundi 26 novembre 2007

Convention entre actionnaire

Un jour, Robert décide de démarrer son commerce avec un ami. Le commerce est une idée des deux actionnaires Robert et Paul. Ils sont amis depuis bien longtemps, rien ne pourra briser ce lien, même pas une différence d'opinions sur la présentation des étalages.

Mais le démarrage du commerce est long, après un peu plus d'un an, il n'est pas encore rentable et les deux copains pigent dans leurs dernières économies pour survivre à ces premières années. L'idée du commerce est géniale, le marché y est, la seule chose qui manque est un bilan financier positif.

Roger, qui est un bon client, aime l'idée de ce commerce. Il aimerait même y apporter du financement pour un prix : une part des actions. Robert pense qu'il n'est pas question que quelqu'un d'autre se greffe dans l'équipe, tandis que Paul aimerait même vendre une part de ses actions. Les négociations sont féroces et maintenant des avocats sont mêlés à l'histoire.

Ce débat (surtout beaucoup de frais) aurait pu être évité grâce à une convention entre actionnaires. Elle permet entre autres de définir les propriétés d'une vente et d'un achat d'actions, de définir les circonstances dans lesquelles les actions de l'entreprise seront divisées s'il arrive quelque chose à un actionnaire, bref elle permet aux actionnaires d'établir les règles du jeu et de prévenir des discussions inutiles. Elle peut même prévoir une procédure en cas de situation hors de l'ordinaire qui ne serait pas définie par la convention.

Cela dit, celles et ceux qui ont déjà une entreprise avec d'autres actionnaires, vérifiez si vous détenez une convention et si elle vous convient à tous. Naturellement, nous parlons de petites et moyennes entreprises, les grandes sociétés par actions ont habituellement un conseil administratif pour gérer les situations entre actionnaires.

vendredi 16 novembre 2007

Mandat en cas d'inaptitude

Quand je rencontre des gens, la question du mandat d'inaptitude est une des premières qui entre dans la discussion. Malheureusement, seulement une petite partie de la population connait l'existence de ce papier important. Un mandat en cas d'inaptitude permet au détenteur de désigner une personne qui sera en mesure d'agir dans les capacités du détenteur s'il devient inapte à le faire lui-même, le cas échéant, ce sera au gouvernement québécois de gérer la personne inapte dans un long processus qui englobe les conseils de famille et tous les problèmes que cela pourrait poser : famille à l'extérieur, membre de la famille inapte, etc. Or, il est possible d'aller en librairie et de se procurer une trousse pour le mandat pour quelques dollars, sinon il est possible de le faire pour quelques centaines de dollars chez le notaire.

La planification en cas d'inaptitude n'est pas évidente puisqu'elle repose sur l'idée d'être vivant sans avoir les possibilités mentales d'agir en notre propre personne. Malheureusement, il faut y penser et aller même à planifier ce qu'il se passera avec les enfants. Les jeunes familles oublient souvent de penser à ce qu'il pourrait leur arriver si les parents décèdent et que les grands-parents ne sont plus aptes à être des gardiens légaux pour cause de maladie, de revenu, etc.

Alors, un devoir pour tous est de s'informer sur le mandat en cas d'inaptitude, de revérifier le testament et de voir à ce que les tuteurs légaux possibles de vos enfants sont des personnes qui seront capables financièrement, émotivement, mentalement et physiquement de prendre en charge leur éducation et leur développement.